« Il faut absolument que tu fasses la connaissance de ce type », m’a dit Robert Pasquero (San Barnaba), éveillant ainsi ma curiosité, une très grande curiosité. Manuele vit dans un petit hameau qui semble accroché comme un nid d’hirondelle aux rochers, à une colline, à une colline très escarpée – le vignoble de Manuele, qui plonge dans le vide juste devant sa maison, présente une pente de 35 %. Un Nebbiolo endémique, parfaitement adapté au terroir, pousse sur un sable bleu léger et très fin. Manuele cultive ses vignes de manière durable, on pourrait dire selon la théorie de Rudolf Steiner, mais je pense qu’il s’agit plutôt de biodynamie « dopée ». Dans la cave, Manuele reste en retrait, laissant le terroir s’exprimer, et c’est ainsi qu’émerge un vin comme nous n’en avons jamais eu dans notre verre.